21.10.2008

Isalo Ifaty

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La route RN7 traverse des paysages grandioses, la route file droit au milieu du désert. Dans une descente il y a au creux d’une vallée la ville de Ilakaka. 

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Les alentours de la ville semblent avoir été bombardés, ce ne sont que des monticules de terre extraite des galeries souterraines, pour la recherche de filons de saphir. La ville ressemble aux villes western des chercheurs d’or. Tous les magasins et hôtels s’appellent Saphir… (Lova saphir, Sahara saphir, Baba saphir). Le magasin d’acheteurs sont des places fortifiées (barreaux, barbelés, porte blindées, murs couvert de tessons de bouteille).

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En dehors de la rue principale ce sont des constructions de planche et de tôles. Il est recommandé aux touristes de s’arrêter pour des raisons de sécurité.  

Quelques kilomètres plus loin Sakaraka deuxième ville de chercheurs de saphirs encore plus grande on y trouve des banques pour déposer son argent et des casinos pour le perdre. 

Nous entrons dans la région de l’ethnie Mahalafy. De grands monuments funéraires sont dispersés dans la nature. Il y en a un imposant avec sa petite maison centrale, avec des fenêtres au travers des quelles nous apercevons des boites d’ossements.

Autour de cette petite maison un espace empli de pierres et de cornes de zébu, des totems représentant la vie du défunt et des peintures sur les murs. Sur un mur une inscription nous apprend que le riche homme défunt le 8/8/2003 à l’âge de 76 ans environ a investi 6 millions d’Ariary dans sa sépulture (2.400€).

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Premiers Baobabs isolés, le paysage est de plus en plus désertique, et pourtant des villages s’égrènent le long de la route. Sur cette route venant de dizaines de kilomètres, circulent des vélos avec des bidons en plastique remplis d’eau, des chariots chargés de grands bidons bleu de 100 litres, des petits chariots bricolés poussés par des hommes à pied, le tout par 36° à l’ombre.

 

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Dans les villages des femmes les attendent  avec des seaux pour leur acheter 100 Ariary (4 centimes d’euro)  5 litres de cette eau précieuse. L’eau est utilisée pour la cuisine et la boisson, pour l’hygiène le lavage des mains attendra la saison des pluies.

 

Tuléar, vieille ville coloniale décadente, aucun intérêt nous prenons la route d’Ifaty. Route n’est pas le nom c’est une piste défoncée, nous croisons un petit car de touriste, son chauffeur refuse d’aller plus loin des camions sont ensablés et coupent la piste, tant pis pour les touristes attendus à Ifaty. Effectivement un peu plus loin dans un village deux camions et un car de touristes sont ensablés.

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Les villageois « pirates de la route » viendront pousser le petit car qu’après avoir été largement payés par une collecte dans le bus. Avec le 4x4 nous passerons sur les cotés. La route anciennement goudronnée n’est plus qu’une piste infernale trous, sables mous, pierres. Presque aussi mauvaise que la piste Bandlung et la frontière Vietnamienne au nord Cambodge.

 

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Ifaty nous logeons au Bamboo Club un des seuls hôtels ayant encore de la place lors des réservations en Aout.

L'hôtel à une piscine et des transats autour, il n’y a pratiquement pas de plage devant.

Lle lagon est peu profond il sera difficile de nager à marée basse.

Le bungalow est correct.

Le restaurant n'a pas de carte, seulement un menu. Nous qui espérions du poisson grillé ce sera du  zébu coriace.

Et comme légumes c'est carottes vichy ou riz blanc.

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L'océan de saveurs évoqué sur le site de l'hôtel ressemble à de la publicité mensongère, le resto est plutot une cantine scolaire.

Pour les desserts il n’y a pas de fruit, ce n’est pas la saison nous dit-on.

 

 

http://www.bamboo-club.com/fr/hebergement-confort-piscine...