09.10.2008
Tamatave Mahambo
3 heures de route, 90 kms nous séparent de Mahambo au nord de Tamatave. Succession de villages sans électricité, au bord de la route des femmes proposent ici des crabes, là des crevettes et des anguilles, on aimerait tout leur acheter car leur survie dépend de ce commerce.
Au passage d’une rivière nous découvrons de nouveaux petits métiers autour du sable de la rivière. Extraction à la pelle du sable déposé en petits tas, chargement de la pirogue, transport, déchargement de la pirogue, chargement du camion. Travail manuel fait en général en famille.
Les femmes et les enfants d’un village fabriquent en bord de route divers objets d’artisanat à base de feuilles de Ravinala et de roseaux. Boites, paniers, sacs et divers objets inutiles.
Les traces du cyclone de février sont de plus en plus présentes, arbres couchés, toitures en tôle neuve. Les ponts arrachés sont en reconstruction par les chinois (garantie 6 (chi) mois ?)
La route est de plus en plus mauvaise, nids de poule, puis nids de zébu, puis nids d’éléphant transformés en baignoire d’éléphant avec les grosses averses.
Un jeune homme se repose sur le bas côté, à l’arrivée d’une voiture, il se saisit d’une pelle et lance un peu de sable dans le trou, il tend la main en espérant un billet, quelle tristesse.
Devant des entreprises chinoises il y a de longues files d’attente, il s’agit des préinscriptions en vue de la récolte des litchis dans un mois, chacun espère avoir un travail à 2€ la journée.
Un arrêt à Foulpointe, ville « balnéaire » hors saison, pas de touriste, une nuée de jeunes vendeuses tentent de nous vendre des colliers de coquillage, la plage est belle, il y a de belles couleurs, la pluie menace, que c’est triste Foulpointe.
Arrivée à Mahambo nous logeons à La pirogue, joli hôtel de 9 bungalows, 80% dévasté pendant le cyclone de février, il termine de panser ses plaies. La plage a reculé de 15 mètres, les arbres déracinés jonchent les plages aux alentours. Un petit coin de paradis loin de tout, le propriétaire Français Niçois d'origine a repris avec son fils l'exploitation de l'hôtel. Ils ont beaucoup de gout et de courage. Le jardin enseveli sous 15cms de sable reprend belle allure. Un petit jardin Bio mérite une visite.
Le village de Mahambo est sympa, guest houses et petits restaurants bordent la seule piste qui le traverse. Agréable ballade au milieu des petites cases colorées où nous sommes accueillis avec sourire et curiosité.
Diner et nuit à La Pirogue, excellente langoute grillée, fraichement sortie du viver récemment reconstruit
16:17 Publié dans 06 - Mahambo Cyclone m’était conté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mahambo, la pirogue