23.10.2008
Ifaty nord
Beau temps, Déjà nous sommes assaillis par des « pêcheurs » qui nous proposent une ballade en pirogue avec pique-nique de langouste grillée. La pêche est interdite mais on nous montre de petites langoustes (250g) bien vivantes pêchées de nuit.
En fait la ballade en pirogue consiste à emmener des touristes à 500 mètres des hôtels en longeant la plage à une dizaine de metres du bord, de les faire descendre pour pique niquer sous un tamarinier. (belle photo pour le bureau de l'ordi)
Nous passons à pied près de ce lieu, situé non loin de rochers qui servent de toilettes aux habitants. L’odeur couvrira certainement celle de la langouste grillée proposée aux 4 touristes débarqués.
Le vent se lève, les pirogues à voile qui pêchent au-delà de la barrière reviennent à vive allure. De loin on pourrait les prendre pour des planches à voile, le pêcheur est en rappel sur le balancier, vent arrière la vitesse est impressionnante.
La pêche sur la barrière est bonne, capitaine, perroquet, mérou. Sans attendre les femmes partent, les seaux pleins de poissons pour les vendre aux hôtels et restaurants.
18h les 4 gardiens de l’Hôtel Bamboo Club prennent position. Equipés d’une lampe torche, d’un lance pierre et d’une sagaie ils veilleront jusqu’à 6h dimanche matin. Ils travaillent 7j/7 (84h/semaine), ils perçoivent 70.000 Ariary soit 30€ 1€ par nuit.
Pour se payer au Bamboo Club un petit déjeuner rikiki (le plus léger pris à Madagascar) il lui faut travailler 5 nuits soit 60 heures.
01:38 Publié dans 20 - Ifaty 1€ les 12 heures de garde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ifaty
22.10.2008
Ifaty plage et baobabs
7h bain dans le lagon, bain façon de parler car c’est marée basse et il n’u a pas plus de 50cms sur au moins 500m, obligé de faire la planche ou de nager en surface avec masque et tuba. Pendant une demi-heure je n’ai pas vu un poisson. Le fond est tapissé d’herbe verte qui d’ordinaire (Mayotte, Agatti Island) attire les tortues vertes. Ici elles ont été décimées depuis longtemps.
Les pécheurs vont poser très loin dans le lagon des filets qu’ils font tirer de la plage. Au bout de plusieurs heures ils auront péché 3 à 4kg de petits poissons. Surpêche le lagon est une mer morte.
Les piroguiers sont obligés de passer à la rame la barrière qui est à 4km pour tenter de ramener de plus gros poissons. Ils braconnent de nuit avec des torches à fibres de bois allumées à l’avant de la pirogue, ils plongent pour ramener des langoustes de 250g dont la pêche est fermée depuis le 1 novembre, dans l’espoir de les revendre aux restaurants.
Déjeuner chez Freddi, terrasse au bord de la plage, beaucoup de monde l’adresse est réputée et pas chère, le poisson grillé est excellent et de bons desserts.
La plage est bordée d’hôtels sympas plus ou moins « routards ». Ifaty est de plus en plus une « destination sexe » comme disent les locaux », sur la plage allongés sur le ventre de nombreux célibataires blancs ont à leur coté de jeunes malgaches très « caressantes »
L’après midi visite très intéressante d’une forêt de Baobabs de toutes formes
et d’un grand nombre de plantes et arbres à usage médicinal (mal de dos, de ventre, ranga pour la virilité, un contractant vaginal utilisé par la femme infidèle après une escapade amoureuse, juste avant de rentrer chez elle.
Nous apercevons quelques oiseaux endémiques, des serpents et un petit scorpion. Ballade très documentée par le jeune guide jusqu’au coucher du soleil. Ce soir pas de pluie, chaleur 28°.
00:20 Publié dans 19 - Ifaty sexe et baobabs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ifaty
21.10.2008
Isalo Ifaty
La route RN7 traverse des paysages grandioses, la route file droit au milieu du désert. Dans une descente il y a au creux d’une vallée la ville de Ilakaka.
Les alentours de la ville semblent avoir été bombardés, ce ne sont que des monticules de terre extraite des galeries souterraines, pour la recherche de filons de saphir. La ville ressemble aux villes western des chercheurs d’or. Tous les magasins et hôtels s’appellent Saphir… (Lova saphir, Sahara saphir, Baba saphir). Le magasin d’acheteurs sont des places fortifiées (barreaux, barbelés, porte blindées, murs couvert de tessons de bouteille).
En dehors de la rue principale ce sont des constructions de planche et de tôles. Il est recommandé aux touristes de s’arrêter pour des raisons de sécurité.
Quelques kilomètres plus loin Sakaraka deuxième ville de chercheurs de saphirs encore plus grande on y trouve des banques pour déposer son argent et des casinos pour le perdre.
Nous entrons dans la région de l’ethnie Mahalafy. De grands monuments funéraires sont dispersés dans la nature. Il y en a un imposant avec sa petite maison centrale, avec des fenêtres au travers des quelles nous apercevons des boites d’ossements.
Autour de cette petite maison un espace empli de pierres et de cornes de zébu, des totems représentant la vie du défunt et des peintures sur les murs. Sur un mur une inscription nous apprend que le riche homme défunt le 8/8/2003 à l’âge de 76 ans environ a investi 6 millions d’Ariary dans sa sépulture (2.400€).
Premiers Baobabs isolés, le paysage est de plus en plus désertique, et pourtant des villages s’égrènent le long de la route. Sur cette route venant de dizaines de kilomètres, circulent des vélos avec des bidons en plastique remplis d’eau, des chariots chargés de grands bidons bleu de 100 litres, des petits chariots bricolés poussés par des hommes à pied, le tout par 36° à l’ombre.
Dans les villages des femmes les attendent avec des seaux pour leur acheter 100 Ariary (4 centimes d’euro) 5 litres de cette eau précieuse. L’eau est utilisée pour la cuisine et la boisson, pour l’hygiène le lavage des mains attendra la saison des pluies.
Tuléar, vieille ville coloniale décadente, aucun intérêt nous prenons la route d’Ifaty. Route n’est pas le nom c’est une piste défoncée, nous croisons un petit car de touriste, son chauffeur refuse d’aller plus loin des camions sont ensablés et coupent la piste, tant pis pour les touristes attendus à Ifaty. Effectivement un peu plus loin dans un village deux camions et un car de touristes sont ensablés.
Les villageois « pirates de la route » viendront pousser le petit car qu’après avoir été largement payés par une collecte dans le bus. Avec le 4x4 nous passerons sur les cotés. La route anciennement goudronnée n’est plus qu’une piste infernale trous, sables mous, pierres. Presque aussi mauvaise que la piste Bandlung et la frontière Vietnamienne au nord Cambodge.
Ifaty nous logeons au Bamboo Club un des seuls hôtels ayant encore de la place lors des réservations en Aout.
L'hôtel à une piscine et des transats autour, il n’y a pratiquement pas de plage devant.
Lle lagon est peu profond il sera difficile de nager à marée basse.
Le bungalow est correct.
Le restaurant n'a pas de carte, seulement un menu. Nous qui espérions du poisson grillé ce sera du zébu coriace.
Et comme légumes c'est carottes vichy ou riz blanc.
L'océan de saveurs évoqué sur le site de l'hôtel ressemble à de la publicité mensongère, le resto est plutot une cantine scolaire.
Pour les desserts il n’y a pas de fruit, ce n’est pas la saison nous dit-on.
http://www.bamboo-club.com/fr/hebergement-confort-piscine...
00:04 Publié dans 18 - Tulear Pas d'eau Pas d'eau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tulear, ifaty