27.10.2008

Beauté et souffrance

Dans quelques heures nous débarquerons à Orly. Je viens de relire le journal de voyage, qu’en reste-t-il là, maintenant, au moment d’écrire sa dernière page ?

 

Il en restera un millier de photos, quelques objets d’artisanat mais surtout des images très différentes de celles que nous imaginions avant d’effectuer ce voyage

 

Bien entendu les paysages sont encore plus beaux que sur les catalogues :

            Les villages des hautes terres

           Le massif de l’Isalo

           Les plages d’Ifaty

           Les pangalanes à Manambato

Les plages de l’ile aux nattes  

La région d’Ampéfy

Et aussi une population souriante, des enfants plein de vie, de jolies malgaches, des marchés animés et colorés

 

Mais ce que nous n’avions pas imaginé c’est la souffrance que nous avons ressentie

            De voir la déforestation dans l’Est

           De voir bruler la foret

            De voir la pauvreté et la population

            De voir le manque de structures sanitaires

           De voir la souffrance des villages qui manquent d’eau au nord de Tulear

De voir pousser en côte des chariots bricolés à roues en bois minuscules, chargés de centaines de kilos de marchandise en plein soleil par 35° à l’ombre

De voir les paysans pendant des heures retourner à la pelle leur rizière.

De voir des femmes portant de leurs arrosoirs escalader des pentes escarpées pour mouiller leur plantation de haricot.

De voir partout des enfants au travail, coupant du bois, poussant des chariots, gardant les zébus, charriant des bidons d’eau.

 

Ils ont tous une force et un courage qui nous dépasse.